Sept domaines, énumérés un à un : agriculture et sécurité alimentaire, eau, santé, technologies et innovation, sécurité, formation, investissement. C’est le périmètre que le chef de l’État congolais et son homologue israélien ont tracé lors de leur entretien à Jérusalem, présenté par la Présidence congolaise comme l’amorce d’un partenariat « mutuellement avantageux ».
« Nos échanges ont confirmé notre volonté commune de donner une nouvelle dimension à la coopération entre la République Démocratique du Congo et l’État d’Israël », a déclaré Félix Tshisekedi, qui a mis l’accent sur l’exécution plutôt que sur la signature.
Notre ambition est de bâtir avec Israël un partenariat moderne, pragmatique et mutuellement bénéfique, qui ne se mesure pas seulement aux accords que nous signons, mais à leur mise en œuvre et aux résultats qu’ils produisent pour nos deux peuples
Félix Tshisekedi, président de la République démocratique du Congo
Plus tôt dans la journée, le président congolais s’était entretenu avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, d’abord en tête-à-tête, puis avec les délégations. Sécurité, défense, agriculture, infrastructures, énergie et hautes technologies figuraient à l’ordre du jour, selon la Présidence congolaise. « C’est une grande amitié que nous souhaitons approfondir encore plus », a dit Benjamin Netanyahu à l’ouverture de la rencontre.
Cette séquence prolonge une visite d’Isaac Herzog à Kinshasa en novembre 2025. Le déplacement de Félix Tshisekedi en Israël s’inscrit, indique Radio Okapi, dans le cadre d’une mission de travail.
Que recouvrent ces intitulés ? Ni montant, ni contrat, ni calendrier n’ont été rendus publics à l’issue des entretiens. Deux lignes méritent pourtant l’attention des opérateurs congolais : l’agriculture et l’eau. La RDC, traversée par le fleuve Congo, deuxième cours d’eau du monde par son débit, importe une part importante de son alimentation, alors qu’Israël s’est spécialisé dans l’irrigation et les technologies agricoles en milieu sec. C’est sur ce terrain, celui des semences, du goutte-à-goutte et de la conservation après récolte, que la coopération annoncée sera la plus facile à mesurer.
Avant ses rendez-vous politiques, Félix Tshisekedi s’est rendu au mémorial de Yad Vashem, consacré à la mémoire des six millions de Juifs victimes de la Shoah. Il a visité le musée de l’Histoire de la Shoah et la Salle des Noms, déposé une couronne de fleurs et ravivé la Flamme du Souvenir dans la crypte. En 2021, il était devenu le premier chef d’État congolais à s’y recueillir.
Le président congolais a lui-même fixé le critère : les résultats, pas les signatures. Les intitulés sont posés. Les contrats, non.