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Ghana

Un juriste ghanéen salue les recettes de l’or mais conteste les chiffres de la lutte contre le galamsey

Le Ghana Gold Board mobilise l'or pour soutenir l'économie et le cedi, mais l'orpaillage illégal continue d'abîmer rivières et forêts. C'est le constat du professeur Kwadwo Appiagyei-Tuah, rapporté le 31 octobre par MyJoyOnline.

Beach with palms Ghana, Ghana. Image d'archive.
Beach with palms Ghana, Ghana. Image d'archive. Photo : Erik Kristensen / Wikimedia Commons, CC BY 2.0

« Nous sommes d’accord pour dire que le GoldBod fait du bon travail pour acheminer l’or au service de l’économie et stabiliser le cedi ghanéen. Il semble que nous gagnions la guerre financière, mais que nous perdions la guerre environnementale », a déclaré Kwadwo Appiagyei-Tuah, professeur associé à la faculté de droit de l’université du Ghana, samedi 31 octobre sur le plateau de Newsfile, l’émission de JoyNews.

Le juriste reconnaît au Ghana Gold Board, l’organisme public qui encadre l’achat et l’exportation de l’or, une contribution au redressement de la monnaie nationale. Il place aussitôt l’autre plateau de la balance : les dégâts causés par le galamsey, nom local de l’exploitation aurifère illégale, restent selon lui une préoccupation majeure.

Il semble que nous gagnions la guerre financière, mais que nous perdions la guerre environnementale

Kwadwo Appiagyei-Tuah, professeur associé à la faculté de droit de l’université du Ghana

L’universitaire avait auparavant admis des avancées dans la lutte contre l’orpaillage clandestin, tout en mettant en doute la solidité des données avancées pour les démontrer. « Il y a assurément eu des progrès, mais certains chiffres circulent sans preuve », a-t-il dit. Il ajoute que si une partie des informations disponibles accrédite l’idée d’une amélioration, d’autres données la contredisent et décrivent une activité illégale toujours alarmante.

Le débat porte sur deux comptabilités qui ne se parlent pas. D’un côté, l’or que l’État canalise vers les circuits officiels alimente les recettes en devises et soutient le cedi, dans un pays qui est devenu le premier producteur d’or du continent. De l’autre, le mercure déversé dans les cours d’eau et les réserves forestières entamées par les creuseurs imposent un coût différé, que personne n’inscrit au bilan de la campagne en cours.

Qui paie cette facture ? Les villes qui traitent une eau devenue trouble, les planteurs de cacao dont les parcelles cèdent la place aux excavations, les pêcheurs des rivières du Sud. Les propos du professeur tombent alors que l’opinion ghanéenne discute de nouveau l’efficacité des mesures gouvernementales contre les sites clandestins, note MyJoyOnline.

Le professeur Appiagyei-Tuah n’a pas précisé quels chiffres il conteste, ni qui les a diffusés. Une question demeure donc ouverte. Qui, au Ghana, produira des données d’orpaillage que les deux camps acceptent de lire ?

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Nos sources

Les faits rapportés ici ont été publiés par les rédactions suivantes. Notre article les réécrit, il n'en recopie aucune phrase.

VOLTA Ghana : cedi, or, cacao, dette publique, alternance démocratique, scène musicale. volta@www.referenceinfos.com

Article rédigé à partir des sources citées, avec l'aide d'outils de rédaction assistée, puis relu par la rédaction. Notre méthode

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