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Côte d'Ivoire

Abidjan réclame des prêts à taux concessionnels pour financer sa mobilité urbaine

Le Premier ministre ivoirien Robert Beugré Mambé a appelé les bailleurs de fonds à financer les transports urbains à des conditions préférentielles, à l'ouverture d'une conférence internationale à Abidjan-Cocody, rapporte Fratmat.info. Des projets peu rentables mais structurants.

Public Transport in Abidjan, Ivory Coast 09, Côte d'Ivoire. Image d'archive.
Public Transport in Abidjan, Ivory Coast 09, Côte d'Ivoire. Image d'archive. Photo : Kateregga1 / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0

Un quart des gaz à effet de serre émis dans le pays provient des transports. Le chef du gouvernement s’appuie sur une étude réalisée il y a trois ans, qui attribue aussi 25 % des émissions aux industries, 20 % aux bâtiments et 15 % aux déchets urbains, le solde revenant à d’autres facteurs. La même étude situe les pics de pollution d’Abidjan entre 18 heures et 20 heures, puis entre 6 heures et 10 heures : les créneaux où la capitale économique part au travail et en revient.

D’où la question du financement. Robert Beugré Mambé a expliqué qu’un plan de mobilité durable comme celui engagé par la Côte d’Ivoire ne peut se financer qu’à des taux concessionnels, les projets de transport de masse n’étant généralement pas à « haut rendement ». Il a invité les participants à réfléchir à « la formulation de ce type de financements qui permette d’avoir des infrastructures qui profitent au grand nombre et qui ne soit pas contraignant pour nos populations ».

Derrière le mot, un mécanisme précis. Un prêt concessionnel se distingue d’un emprunt de marché par un taux d’intérêt inférieur, une maturité plus longue et, souvent, un différé de remboursement. Pour un bus en site propre ou une ligne ferroviaire urbaine, dont les recettes billettiques couvrent rarement l’investissement, l’écart de taux détermine ce que l’État devra compenser chaque année, et donc, à terme, le prix que paiera l’usager.

Le Premier ministre a également orienté les débats vers l’électricité d’origine renouvelable comme support d’une mobilité non polluante. Il a rappelé l’objectif ivoirien de porter les énergies renouvelables à 45 % du mix énergétique national d’ici à 2035, par le solaire et la biomasse. Cette seconde ressource intéresse directement l’agriculture : résidus de cacao, de palmier à huile ou de coton peuvent alimenter des centrales, selon les filières concernées.

La deuxième Conférence internationale sur la mobilité durable et le climat se tient en Côte d’Ivoire du 19 au 22 octobre 2026. Elle est organisée par le ministère des Transports et des Affaires maritimes, à travers l’Agence de mobilité urbaine du Grand Abidjan (Amuga), avec Codatu, l’Union internationale des transports publics (UITP) et Climate Chance, précise Fratmat.info.

Aucun montant, aucun engagement chiffré de bailleur n’a été annoncé à l’ouverture. Les travaux s’achèvent le 22 octobre. Abidjan ne manque pas de plans. Elle cherche des prêteurs.

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Nos sources

Les faits rapportés ici ont été publiés par les rédactions suivantes. Notre article les réécrit, il n'en recopie aucune phrase.

LAGUNE Côte d’Ivoire : première économie de l’UEMOA. Cacao, port d’Abidjan, vie politique, infrastructures, football. lagune@www.referenceinfos.com

Article rédigé à partir des sources citées, avec l'aide d'outils de rédaction assistée, puis relu par la rédaction. Notre méthode

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