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Burkina Faso

Cent agents formés à la technologie chinoise Juncao pour produire fourrage et champignons

Cent agents du ministère de l'Agriculture, chercheurs et acteurs agro-pastoraux ont entamé lundi 24 août 2026 une formation de trois semaines à la technologie chinoise Juncao, présentée comme une réponse au déficit de fourrage de l'élevage burkinabè, rapporte Lefaso.net.

Illustration : Burkina Faso.
Illustration : Burkina Faso. Photo : Sophanith CHHOUR / Pexels

La plante fait double emploi. Cette graminée à forte production de biomasse fournit du fourrage au bétail, et ses tiges servent de substrat à la culture de champignons comestibles, ce qui ouvre aux producteurs une source de revenu complémentaire. La deuxième session de formation, ouverte lundi 24 août 2026, se poursuit jusqu’au 16 septembre 2026.

L’ambassadeur de la République populaire de Chine au Burkina Faso, Zhao Deyong, mise sur un transfert rapide. « Dans beaucoup de pays africains, cette technologie a déjà été expérimentée et a apporté des bénéfices tangibles. On pense qu’au Burkina Faso, cette technologie a aussi un très grand potentiel à dégager », a-t-il déclaré, décrivant une méthode simple, accessible à qui veut l’apprendre, et porteuse de retombées économiques comme environnementales.

Du côté burkinabè, le secrétaire général du ministère de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques, Gaoussou Sanou, rattache l’opération au programme agricole du gouvernement. « Quand vous regardez notre contexte actuel, nous sommes en train de mettre en œuvre l’offensive agro-pastorale hydraulique », a-t-il rappelé, avant d’appeler les participants à l’assiduité pour que les acquis profitent, selon ses mots, à la nation entière.

La directrice de la formation continue de l’École nationale de l’élevage et de la santé animale (ENESA), Cécile Sarambé, a détaillé l’objectif : renforcer les capacités techniques de cent agents du ministère, de chercheurs et d’acteurs du secteur agro-pastoral, pour améliorer la production fourragère et développer la culture des champignons comestibles. Les premiers essais menés dans le pays ont montré une plante productive et adaptée aux conditions climatiques locales, indique Lefaso.net.

L’enjeu est ancien et connu de tous les éleveurs sahéliens. Passé la fin des pluies, les pâturages s’épuisent, le prix des aliments pour bétail grimpe et les animaux perdent du poids au moment où les ménages en ont le plus besoin. La réponse habituelle, la transhumance, alimente ailleurs des tensions autour de l’accès à la terre et aux points d’eau, et l’insécurité qui touche plusieurs régions du Burkina Faso restreint désormais les déplacements de troupeaux. Produire du fourrage sur place, en quantité, revient donc à réduire à la fois une dépense et un motif de conflit.

Reste la question que la cérémonie n’a pas tranchée : combien coûte l’opération, et qui la finance ? Ni le budget de la formation, ni les superficies visées, ni un prix de revient du fourrage produit n’ont été communiqués. Aucun dispositif de démultiplication vers les éleveurs, au-delà des cent personnes formées, n’a été annoncé non plus.

La graminée pousse vite. Ce que les cent participants en feront après le 16 septembre dira si la technologie sort des parcelles d’essai.

Nos sources

Les faits rapportés ici ont été publiés par les rédactions suivantes. Notre article les réécrit, il n'en recopie aucune phrase.

SAHEL Burkina Faso, Tchad, Mauritanie. Sécurité, gouvernance, pastoralisme, climat, transitions politiques. sahel@referenceinfos.com

Article rédigé à partir des sources citées, avec l'aide d'outils de rédaction assistée, puis relu par la rédaction. Notre méthode

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