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Commerce international

Bruxelles durcit le ton face à Pékin pour réduire un déficit commercial de 360 milliards d’euros

Le commissaire européen au Commerce est à Pékin pour deux jours de discussions avec son homologue chinois, rapporte RFI Économie le 8 octobre 2026. Objectif affiché : rééquilibrer des échanges devenus un problème industriel pour l'Europe.

Illustration : Union européenne.
Illustration : Union européenne. Photo : thorl5 / Pexels

Près d’un milliard d’euros par jour. C’est ce que représente, ramené à l’échelle quotidienne, le déficit commercial de l’Union européenne vis-à-vis de la Chine, évalué à environ 360 milliards d’euros l’an passé. Un écart que Bruxelles ne considère plus seulement comme une ligne comptable, mais comme une menace pour ses usines.

Le commissaire européen au Commerce s’est donc rendu dans la capitale chinoise pour deux jours d’entretiens avec son homologue. Le dossier est large : batteries, équipements électriques, automobiles, produits chimiques, panneaux solaires. Dans tous ces segments, les industriels chinois ont gagné des parts du marché européen à des prix que leurs concurrents du continent peinent à suivre. La Commission européenne reproche à Pékin de soutenir massivement ses producteurs, ce qui leur permettrait de fabriquer à très grande échelle et à des coûts très bas.

L’Europe n’arrive pas les mains vides. Son principal levier reste son marché unique, des centaines de millions de consommateurs au pouvoir d’achat élevé, précieux pour des exportateurs chinois confrontés à une demande intérieure fragile et à des tensions commerciales persistantes avec les États-Unis. Bruxelles dispose en outre d’instruments de défense commerciale déjà activés, notamment les droits supplémentaires imposés sur les voitures électriques importées de Chine.

Paris et Berlin veulent aller plus loin. Les deux gouvernements réclament un mécanisme permettant de restreindre plus vite l’accès au marché européen lorsqu’un pays pratique, selon eux, une concurrence déloyale ou subventionne massivement ses entreprises. La Chine est explicitement visée par cette demande, qui suppose que la Commission puisse agir sans attendre l’issue de longues enquêtes.

Mais l’Union ne négocie pas en position dominante. Pékin contrôle une part importante des chaînes de valeur mondiales, à commencer par certaines matières premières et composants stratégiques. Les terres rares en offrent l’illustration la plus nette : l’industrie européenne en dépend encore largement pour ses approvisionnements, et le contrôle des exportations constitue à ce titre une arme pour la Chine. Celle-ci peut aussi frapper des produits européens ciblés, comme elle l’a déjà fait avec le cognac français, rapporte RFI Économie.

Le rapport de force est donc asymétrique des deux côtés. La Chine tient l’amont des chaînes de production, l’Europe tient l’aval, c’est-à-dire l’accès au consommateur final. Chacun le sait, et c’est précisément ce qui rend la négociation possible. Si Pékin consent à limiter ses expéditions sur certains produits, Bruxelles pourrait y voir la preuve que le dialogue fonctionne et desserrer la pression.

La Chine produit beaucoup et a besoin d’écouler. Exporter un peu moins vaut mieux, pour ses industriels, que de voir un marché entier se fermer. Reste l’équation la plus délicate pour les Européens : hausser le ton sans déclencher la spirale de représailles que les deux capitales disent vouloir éviter. Aucune date de prochaine rencontre n’a été communiquée à l’issue de ce déplacement.

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Les faits rapportés ici ont été publiés par les rédactions suivantes. Notre article les réécrit, il n'en recopie aucune phrase.

HARMATTAN Golfe de Guinée et rivière Mano : Togo, Bénin, Guinée, Liberia, Sierra Leone. Commerce transfrontalier, mines, filières agricoles. harmattan@www.referenceinfos.com

Article rédigé à partir des sources citées, avec l'aide d'outils de rédaction assistée, puis relu par la rédaction. Notre méthode

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