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Ghana

Le cacao ghanéen passe au port ouvert jour et nuit avec le nouveau dispositif de la CMC

La Cocoa Marketing Company, bras commercial du Ghana Cocoa Board, a basculé le 20 août 2026 en fonctionnement continu à Tema, rapporte Financial Afrik. L'objectif affiché : caler la logistique des fèves sur les horaires réels des navires.

Beach with palms Ghana, Ghana. Image d'archive.
Beach with palms Ghana, Ghana. Image d'archive. Photo : Erik Kristensen / Wikimedia Commons, CC BY 2.0

Trois volets, un seul principe : ne plus fermer. Depuis le jeudi 20 août 2026, la Cocoa Marketing Company (Ghana) Limited (CMC) applique à Tema un modèle d’exploitation 24 heures sur 24, articulé autour de trois dispositifs baptisés « Offload 24 », « Load 24 » et « Export 24 ».

Le premier prolonge au-delà des horaires administratifs la réception des fèves livrées par les compagnies acheteuses agréées. Le deuxième concerne l’approvisionnement des usines locales de transformation. Le troisième couvre toute la chaîne d’expédition : inspection, empotage, scellage, documentation, désormais organisés en fonction des rotations des navires et du rythme des opérations portuaires, et non plus de la journée de bureau.

La CMC n’est pas un opérateur parmi d’autres. Filiale du Ghana Cocoa Board (COCOBOD), l’établissement public qui régule la filière, elle détient le monopole de la commercialisation du cacao ghanéen à l’export. Tout ce qui sort du pays passe par elle, et donc par ses entrepôts et ses quais.

D’où l’enjeu de l’horloge. Quand un cargo attend à quai, la facture court : les surestaries, ces pénalités dues à l’armateur pour chaque jour d’immobilisation supplémentaire, pèsent sur le compte d’exploitation de l’exportateur. Un calendrier de chargement décalé de quelques heures peut suffire à faire manquer une fenêtre d’accostage. Aligner les équipes sur le port plutôt que l’inverse relève de cette arithmétique-là.

Un port ouvert la nuit suffit-il ? La question reste posée, car le passage au continu suppose des effectifs supplémentaires, des rotations d’équipes et des coûts d’exploitation que la CMC n’a pas chiffrés publiquement. Aucun objectif de volume ni de délai moyen de traitement n’a été communiqué au lancement.

Le cacao demeure l’une des principales sources de devises du Ghana, deuxième producteur mondial derrière la Côte d’Ivoire voisine. Les recettes de la filière alimentent le budget de l’État et servent d’appui aux financements que COCOBOD lève chaque année pour acheter la récolte aux planteurs. Toute lenteur logistique se traduit en trésorerie immobilisée, à un moment où les autorités d’Accra cherchent à consolider la stabilité retrouvée du cedi.

Le dispositif vise aussi les usines de transformation installées dans le pays, un segment qu’Accra pousse depuis des années pour exporter du beurre et de la poudre plutôt que des fèves brutes. Encore faut-il que ces broyeurs soient approvisionnés sans rupture.

Reste le test grandeur nature : les pics d’expédition, quand les entrepôts de Tema se remplissent plus vite qu’ils ne se vident. C’est là que se mesurera l’écart entre l’annonce et la cadence. Les planteurs, eux, attendent surtout d’être payés à temps.

Nos sources

Les faits rapportés ici ont été publiés par les rédactions suivantes. Notre article les réécrit, il n'en recopie aucune phrase.

VOLTA Ghana : cedi, or, cacao, dette publique, alternance démocratique, scène musicale. volta@referenceinfos.com

Article rédigé à partir des sources citées, avec l'aide d'outils de rédaction assistée, puis relu par la rédaction. Notre méthode

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